Pourquoi le lâcher-prise est un combat quotidien (même quand on médite)

Publié le 11 juillet 2026 à 21:15

Si je devais être tout à fait honnête avec toi, je te ferais une confidence : mon besoin de contrôle n'est pas une question de tempérament, c'est une réaction à l'angoisse.

On imagine parfois que les praticien.nes ont tout réglé. C'est une illusion. Je suis quelqu'un de cérébral, et je sais aujourd'hui que mon besoin de tout verrouiller est un symptôme : c'est le signal d'une angoisse qui cherche désespérément à se protéger de l'imprévu.

   Le lâcher-prise n'est pas un abandon, c'est une stratégie

Il y a une confusion tenace : on pense que lâcher prise, c'est "laisser tomber". C'est pour cela qu'on y résiste tant. On a peur qu'en arrêtant de tout gérer, le chaos s'installe.

Mais lâcher prise, ce n'est pas abandonner ses responsabilités ou arrêter de réfléchir. C'est changer sa manière de réfléchir. C'est passer d'un mode "survie/réaction" où l'on cherche à éviter la catastrophe, à un mode "observation/action" où l'on est capable de répondre aux événements sans avoir besoin de les avoir prévus à 100 %.

    La peur du vide : que se passe-t-il si je relâche ?

Le vrai moteur de notre contrôle, c'est cette croyance inconsciente : "Si je relâche la garde, tout va s'effondrer."

On traite le contrôle comme une solution, alors qu'il est le problème qui maintient notre système nerveux en état d'alerte permanent. Quand on commence à lâcher prise, on ne tombe pas dans le vide, on tombe dans la réalité. On découvre que beaucoup de choses tiennent debout sans que nous ayons besoin de les maintenir à bout de bras.

Lâcher prise, c'est réaliser que notre angoisse n'est pas le baromètre de la réalité. Ce n'est pas parce que j'ai peur de ce qui va arriver que je dois tout verrouiller pour m'en protéger.

     Le Tarot comme miroir du mécanisme

Quand je sens mon besoin de contrôle devenir une cage, je regarde mes cartes :

 La Papesse: elle m'enseigne que le silence et l'attente ne sont pas de l'inaction, mais une manière différente de traiter l'information.

 Le Bateleur: il m'apprend à commencer avec ce que j'ai, au lieu d'attendre que tout soit parfaitement anticipé pour agir.

Ces outils ne sont pas là pour m'apaiser magiquement, mais pour m'aider à changer de perspective.

    Un dernier mot

Je ne nous souhaite pas d'être "parfaites" ou sans angoisse. Je nous souhaite d'être plus complices avec nous-mêmes.

Si, comme moi, tu cherches à être présente et que ce besoin de tout contrôler te rattrape : c'est OK. C'est un symptôme. On ne cherche pas à supprimer cette part de nous, on cherche juste à la rééduquer pour qu'elle comprenne qu'elle n'a plus besoin de nous protéger en verrouillant tout.

Et toi, quelle est la peur qui se cache derrière ton besoin de contrôle ? Qu'est-ce que tu penses qu'il se passerait si tu lâchais un peu les rênes ? Dis-le moi en commentaire, c'est précieux de sortir de cette solitude-là. 🤍

 


Ajouter un commentaire

Commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire.