On pense souvent que notre plus grand frein, c'est la peur de l'échec. Mais après avoir accompagné pas mal de personnes, je me suis rendu compte d'une chose : ce qui bloque le plus, c'est la peur de la fluidité. C'est quand tout commence à aller bien, quand la vie devient enfin "calme", qu'on commence inconsciemment à saboter le truc.
Quand le "trop bien" fait peur
Tu connais ce moment où le ciel est bleu, les projets avancent, les tensions s'apaisent... et là, une petite voix intérieure murmure : "Ça ne va pas durer, c'est louche."
C'est une réaction physiologique normale. Notre cerveau, habitué à gérer des crises, des urgences ou de l'insécurité chronique, se sent en danger quand il n'y a plus rien à "réparer". Le calme ressemble à une vulnérabilité. Alors on se crée un petit problème pour occuper l'esprit.
C'est là que le Tarot est fascinant : quand on tire des cartes ultra-positives (comme Le Soleil ou La Force), les consultants demandent souvent : "Oui, mais c'est quoi le piège ?". Le piège, c'est juste notre incapacité à accepter que, parfois, ça peut être simple.
Faire le deuil de ses propres tourments
Ce qui nous empêche d'habiter ce bonheur simple, c'est qu'on est souvent très attachés à nos vieux tourments. On a construit une identité autour de nos luttes, de nos cicatrices, de nos "combats".
Faire le deuil d'une version de soi-même qui souffre, c'est un vrai travail. Parce que si je ne suis plus celle ou celui qui galère, qui se sacrifie, qui est en lutte permanente... qui suis-je ? C'est le deuil invisible dont on ne parle jamais. On s'accroche à ce qui nous fait mal parce qu'on sait le gérer, alors que la joie, elle, demande une forme d'abandon qu'on ne maîtrise pas du tout.
L'éclairage du Tarot : Oser l'abandon
Dans le Tarot, pour traverser ça, il y a deux passages obligés :
La Mort (XIII) : Contrairement à ce qu'on croit, c'est la carte de la libération. Elle nous invite à laisser mourir ce qui ne nous sert plus (notre vieille identité de "résistant" ou de "martyr") pour laisser la place à ce qui veut naître. Accepter que cet ancien "moi" disparaisse pour que le nouveau puisse enfin respirer.
Le Soleil (XIX) : C'est la carte de la pleine lumière. Le Soleil ne cherche pas à se protéger, il ne se cache pas. Il nous invite à accepter d'être enfin "vu" dans notre réussite, notre bonheur et notre calme, sans chercher d'ombre où se cacher.
Ton plan d'action renaissance
Repère le sabotage : La prochaine fois que tu te sens étrangement anxieux/anxieuse alors que tout va bien, dis-toi juste : "Ok, mon cerveau est juste en manque d'urgence, c'est pas grave." Ne cherche pas de raison logique, il n'y en a pas.
Autorise-toi le "vide" : Si une partie de toi veut s'accrocher à un vieux problème, demande-lui : "Si je n'avais pas ce problème à gérer aujourd'hui, qu'est-ce que je ferais de mon énergie ?"
Pratique la reconnaissance : Le soir, note une chose qui s'est bien passée, juste pour habituer ton système nerveux à valider le positif comme étant ta "nouvelle normale".
Le bonheur, ce n'est pas une destination finale où on s'endort. C'est un exercice de haute voltige : apprendre à rester debout, même quand on n'a plus rien à combattre.
Ajouter un commentaire
Commentaires